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Pas de temps pour les vacances?
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Par Danielle Arsenault - Article exclusif à Madame.ca
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Selon un récent sondage Ipsos Reid, près d'un Québécois sur cinq renonce à prendre toutes ses journées de vacances. Quelle qu'en soit la raison, ce phénomène à la hausse représente un danger réel pour la santé. L'ennemi des vacances: le travail Plusieurs facteurs expliquent pourquoi 18% des Québécois ne prennent pas toutes leurs journées de vacances. Dans une société axée sur la performance et la productivité, le travail vient bien sûr en tête de liste pour justifier cette situation: trop de travail pour s'absenter, peur d'être jugé négativement par l'employeur et ses collègues de bureau, peur de perdre son emploi, peur de rater une occasion d'affaire, sentiment de culpabilité au fait de s'absenter, peur d'avoir à composer avec une surcharge de travail au retour, remboursement des journées de vacances non utilisées, etc.
Les Québécois font ainsi cadeau à leurs employeurs de 1,52 journée de vacances. Si l'on considère que la plupart des travailleurs québécois ont droit à entre deux et trois semaines de congés annuels, c'est tout de même important comme perte pour l'employé. Par contre, le son de cloche est différent pour l'employeur. À l'échelle nationale, les Canadiens ont redonné à leurs employeurs près de 41 millions de journées de vacances non utilisées, ce qui représente en salaire la somme colossale de 6,3 milliards de dollars! Non négligeable tout de même.
Plus difficile de lâcher prise Les nouvelles technologies au travail, comme le BlackBerry, les ordinateurs de poche, courriels ou téléphones cellulaire n'améliorent pas la situation. Quarante-six pour cent (46%) des répondants au sondage ont indiqué qu'il était plus difficile de décrocher du travail depuis l'arrivée de ces nouveaux gadgets électroniques. Il est d'ailleurs fréquent maintenant de voir un père ou une mère en sortie familiale, le cellulaire à l'oreille ou le BlackBerry à la main. Le corps est peut-être en vacances, mais l'esprit demeure au travail!
La survalorisation du travail Selon Marie-Claude Lamarche, psychologue spécialisée en santé psychologique au travail, le manque d'estime de soi éprouvé par la plupart d'entre nous, nous pousse vers une survalorisation du travail. «On a besoin d'une validation externe pour se valoriser. Et le travail joue ce rôle. Nos accomplissements, la reconnaissance, notre salaire, tout ça, nous définit comme personne.»
À la base, ce processus d'identification et de valorisation personnelle est sain sauf si, éventuellement, il nous empêche de prendre des vacances et d'investir dans notre vie personnelle et familiale.
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