Après avoir brûlé les planches, Benoît Brière transmet son feu sacré en ajoutant à ses multiples fonctions celle de metteur en scène.
De comédien à metteur en scène Cet été, Benoît Brière vit sa première expérience professionnelle de metteur en scène. Il s'agit pour lui d'un «cheminement naturel»; il a en effet toujours su qu'un jour il franchirait ce pas.
C'est au Théâtre du Vieux-Terrebonne, dont il est directeur artistique, que son projet se concrétise. On pourrait s'étonner que, après l'énorme succès remporté par Ténor recherché (plus de 35 000 spectateurs durant l'été et quelque 40 représentations en tournée), un acteur de sa trempe choisisse de quitter les planches. Mais pour l'artiste multidisciplinaire, mettre en scène ne signifie pas quitter la scène. Au contraire, c'est «en prendre la responsabilité globale».
Le théâtre Lorsque Benoît Brière parle de sa passion pour le théâtre, car c'est bien de passion qu'il s'agit, ses yeux bleus s'allument, les mots coulent, les images déferlent: tout est clair, simple et infiniment intéressant. «Je ne mets pas le travail du metteur en scène au-dessus de celui de l'acteur. Pour moi, ils sont conjointement les artisans d'une même production.» À l'instar de Denys Arcand, il pense que «pour bien réaliser, ce n'est pas compliqué: il suffit de s'entourer des meilleurs». Mais attention, les meilleurs incluent l'équipe au grand complet. «Et les personnes de la cantine sont plus importantes qu'on pourrait le croire!»
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