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Des kilos d'olives!
Photo Isabelle roy
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On désire se plonger en chair et en os dans l'ambiance colorée des films d'Almodovar? Voici un avant-goût ensoleillé des côtes de la Méditerranée, du côté de l'Espagne.
Je n'oublierai jamais la première impression que j'ai eue de ce peuple latin. C'était lors d'une brève halte routière, dans une auberge au creux des montagnes des Pyrénées. À mi-chemin entre le Sud de la France et la Catalogne, nous nous y étions arrêtés pour acheter un sandwich au jambon cru. À peine avions-nous franchi le portique de l'établissement que déjà, nous entendions des airs d'accordéon. En plein coeur de l'après-midi, à l'heure de la siesta, les clients de la place chantaient gaiement, un verre de vin à la main «Viva España!», me suis-je alors dit dans mon for intérieur. Après avoir récupéré notre sandwich, nous avons repris la route, l'esprit léger, nous éloignant tranquillement de la brume des montagnes. Notre destination? Barcelone!
Pendant près de deux heures, nous avons longé la côte est espagnole, vers le sud. À la fin de l'après-midi, nous avons découvert la ville «habitée» des personnages d'Almodovar. En comparaison avec les petits villages pittoresques croisés tout au long de la journée, la belle citadine s'est présentée à nos yeux comme ville moderne et culturelle. Ici, édifices contemporains et grands panneaux de publicité voisinent avec des immeubles à l'architecture gothique ainsi qu'avec les constructions excentriques de Gaudi.
Barcelone, la ville des noctambules Depuis les Jeux Olympiques de 1992, Barcelone est devenue l'une des villes européennes les plus populaires au niveau touristique. Coincée entre la mer et deux montages, Montjuich et Tibidabo, cette ville est de surcroît densément peuplée. Une fois arrivés à notre auberge, nous ne nous sommes donc pas fait prier pour troquer la voiture pour la marche à pied. Nous voulions vivre selon le rythme des Barcelonais. Siesta entre 14 et 16 heures, promenade ou paseo entre 21 et 22 heures, souper ou cena vers 23 heures et l'heure du coucher ou hora de dormir, pas avant minuit.
Au moment où nous sommes sortis de notre auberge, vers 21 heures, je fus très surprise d'apercevoir autant de Barcelonais sur Las Ramblas, immense rue piétonne qui relie la Plaza Catalunya au port de la ville, du nord vers le sud. À Barcelone, les ramblas sont réservées aux gens; les trottoirs, eux, sont destinés aux voitures! Quoique nous étions un mardi soir, vers la fin du mois de mai, plusieurs rangées de personnes déambulaient sur les ramblas. C'était impressionnant!
Nous nous sommes rapidement mêlés aux Barcelonais qui prenaient l'apéro et commandaient quelques tapas dans l'un des bistrots de la métropole (ces citadins vivent beaucoup à l'extérieur de leur maison). Avec enthousiasme, nous avons piqué des cure-dents dans les tapas commandés: bouchées de jambon cru et de poisson du jour, calmars et crevettes frits, anguilles marinées, olives du pays, salade fraîche, omelette à la pomme de terre et vin local. La facture a été peu salée! À Barcelone, on mange selon un rapport qualité-prix similaire à Montréal.
Du Moyen Âge à Picasso Idéalement, la ville de Gaudi se découvre à pied. En déambulant dans le labyrinthe de venelles, en plein centre de la vieille ville, nous aimions nous imaginer en train de remonter le temps, au Moyen Âge. Parfois, nous étudiions l'architecture gothique des immeubles, comme l'église romane de Santa Maria del Pi. D'autres fois, nous flânions dans un café. Nous devenions gourmands, assis devant un bol de chocolat très onctueux, où nous trempions des churros... Tant pis pour le régime! À quelques reprises, nous avons visité des musées du quartier Ribera et nous avons découvert de petites cavernes d'Ali Baba regorgeant d'oeuvres d'art originales. D'ailleurs, avis aux amateurs de Miro, Picasso et Dali. Ces peintres ont aussi été conquis par la belle citadine. Ils lui ont légué un riche héritage.
Je veux voir des photos de l'Espagne.
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